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Cette semaine, nous avons eu la chance de rencontrer un des gestionnaires
les plus en vus au Canada. Il s'agit de Gerald Coleman, gestionnaire
de la gamme de Fonds C.I. Harbour. Étant donné la
pertinence de la conférence, nous avons décidé
de vous faire part de ses commentaires sur les Fonds C.I. Harbour
ainsi que sur l'humeur des marchés en général.
M. Coleman a commencé sa carrière en finance chez
Montréal Trust, où il était responsable de
la gestion de portefeuilles pour des successions, des fiducies,
des particuliers ainsi que pour des caisses de retraite. En 1978,
il s'est joint à l'équipe de United Financial Management
pour se spécialiser dans la gestion de fonds communs. Il
a ensuite joint la Corporation financière Mackenzie en 1992
pour travailler à l'élaboration de la famille de fonds
"Ivy". Finalement, c'est en 1997 qu'il entre dans la famille
de Fonds C.I. pour mettre en place la gamme de fonds Harbour.
Nommé gestionnaire de l'année en 2001 par la Canadian
Mutual Fund, Gerald Coleman a un style de gestion que l'on qualifie
de Valeur. Cependant, il ne ferme pas les yeux sur des entreprises
dites de " croissance ". En fait, il recherche des firmes
souvent sous-évaluées par le marché, mais qui
possèdent de très belles perspectives de croissance.
Il en fait même une prémisse d'investissement. Si un
titre est sous-évalué, mais que celui-ci ne démontre
aucun signe ou à tout le moins très peu de croissance,
ce titre restera au rancart. Pour M. Coleman, une croissance des
profits, des revenus et des fonds autogénérés
libres sont des éléments essentiels pour faire l'acquisition
d'un titre
mais le tout doit se faire à un prix raisonnable.
Dans tous les cas, il recherche de bonnes entreprises qui sont des
" leaders " dans leur créneau respectif. M. Coleman,
se dit même quelque peu " contrarian ". Aller à
l'encontre des tendances boursières ne l'effraie peu.
À l'intérieur de ses portefeuilles, M. Coleman travaille
avec une méthode méticuleuse et il ne déroge
en aucun cas de celle-ci. Il cible les sociétés en
question et procède à une analyse fondamentale approfondie.
Évidemment, une rencontre avec les dirigeants est primordiale
dans la sélection des entreprises. Lorsqu'un titre semble
adéquat pour être incorporé à un Fonds
C.I., de petites participations sont prises dès le départ
pour tâter le terrain et seront renforcées, au besoin,
dès que la confiance vis-à-vis la société
est établie. Ainsi, un portefeuille type géré
par M. Coleman est constitué de 30 à 40 titres et
effectue très peu de rotation ( 25 %, c'est-à-dire
que les titres sont détenus en moyenne 4 ans dans le portefeuille).
Son approche défensive limite les pertes en période
de correction des marchés, mais ne constitue aucunement un
obstacle en ce qui à trait au potentiel de hausse. Voilà
pourquoi les fonds gérés par M. Coleman ont su se
démarquer en dépit des marchés difficiles des
dernières années.
Perspectives des marchés selon M.Coleman
M. Coleman nous a entretenu au sujet de l'économie et de
ses perspectives en général. Il a soulevé quelques
points intéressants qui suivent :
-
La force des ménages (consommateurs)
est la locomative de l'économie canadienne. Globalement,
la croissance économique d'un pays est supporté
au 2/3 part les ménages. Les dernières années
l'ont prouvé, car les entreprises ont drastiquement coupé
dans leurs investissements de tout genre mais l'économie
canadienne à toujours su garder le cap (grâce aux
ménages). M. Coleman se questionne, et avec raison, sur
la continuité que pourrait avoir les consommateurs à
supporter l'ensemble de l'économie. Si les ménages
diminuent leur consommation et que les firmes ne prennent pas
la relève alors l'économie pourrait en souffrir.
-
En ce qui à trait au risque de déflation
(baisse générale des prix), M. Coleman ne semble
pas trop s'en soucier. En fait, il persiste à croire
que l'inflation restera présente pour les prochaines
années et que celle-ci pourrait se situer dans une fourchette
de 3 à 4 % sur une base annuelle.
-
Le secteur obligataire ne renferme
pas, selon lui, de très bonnes perspectives d'avenir.
Il stipule que l'euphorie en ce qui à trait à
la demande au niveau obligataire est chose du passé et
que la fête est probablement terminée. Cela ne
veut pas dire qu'un fonds d'obligations n'a pas sa place dans
un portefeuille diversifié, mais il s'agit de faire une
recherche méticuleuse et de se concentrer sur la qualité.
Évitez les Junk Bonds (obligations de pacotille)!
-
Au sujet des fonds de fiducies de revenu,
M. Coleman répond sans équivoque qu'il s'agit
d'un produit très à la mode par les temps qui
courent (les actifs sous gestion sont passés de quelques
milliards $ à plus de 47 milliards $ en peu de temps)
et qu'étant donné cette croissance vertigineuse,
il faut être très prudent lors de l'achat de ce
type de placement, car trop de fiducies sur le marché
n'ont pas leur raison d'être. De plus, les fonds de fiducies
de revenu sont souvent perçus comme étant des
obligations (souvent moins risqué que les actions), mais
c'est tout à fait le contraire. Le cours des fiducies
de revenu fluctuent davantage que les obligations et se comportent
plutôt comme des actions.
M. Gerald Coleman a terminé sa conférence avec une
phrase qui en dit long, mais qui est tout à fait pertinente
: " Patience and forward thinking
". Investisseurs, soyez patients et regardez vers l'avant et
non dans le rétroviseur. Les marchés boursiers sont
favorables à long terme, ne l'oublions pas.
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