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L'ABC
DE LA BOURSE
L'ABC de la Bourse existe depuis 1998 et il renferme
plus de 600 articles écrits par l'équipe de COTE 100.
C'est une mine d'information essentielle pour le débutant
mais aussi pour l'investisseur averti sur une foule de sujets tels
que les ratios financiers, les livres sur l'investissement, l'économie
en général, la psychologie des investisseurs, etc.
Auparavant les articles étaient réservés
aux abonnés de la Lettre financière COTE 100 mais
nous avons décidé de les rendre accessibles à
tous dorénavant. C'est un peu notre contribution à
l'éducation financière des investisseurs. Également,
nous avons l'impression d'avoir touché un peu à tous
les sujets et nous ne voulons pas nous répéter de
manière fastidieuse.
Dorénavant, l'ABC de la bourse sera publié
une fois par mois vers le milieu du mois et sera un complément
à la Lettre financière qui est publiée depuis
20 ans le premier vendredi du mois. Nous répondrons aux questions
d'intérêt général des investisseurs ou
nous traiterons de sujets auxquels nous n'avons pu répondre
dans la Lettre financière COTE 100. Nous vous invitons donc
à nous soumettre vos questions.
Pour demander l'accès aux archives des
ABC de la Bour$e, veuillez communiquer avec notre service à
la clientèle en remplissant le formulaire.
Nous vous enverrons avec plaisir un courriel avec votre identification
et votre mot de passe.
PHILIPPE ET GUY LE BLANC
Plusieurs investisseurs sont adeptes du principe d'acheter et
de conserver les titres boursiers à long terme appelé
" buy and hold " en anglais. L'histoire démontre
bien que cette stratégie est payante. Les investisseurs sérieux
passent un temps fou à étudier les titres boursiers
avant de les inclure dans leur portefeuille. Cependant, plusieurs
oublient l'importance de bien vendre.
Normalement lors de l'achat initial, l'investisseur établira
les raisons qui le poussent à acheter un titre, son scénario
de base, et s'assurera qu'il est respecté au fil du temps.
Ce peut être un objectif de croissance annuelle des revenus
ou des profits ou parce que la société occupe une
position de leadership dans son industrie ou encore que la compétition
est quasi inexistante. Lorsqu'on achète le titre d'une société
et qu'il nous donne raison, nous sommes gratifiés par un
bon rendement. On suit le titre de près et souvent on développe
un attachement. Il devient donc difficile de s'en départir.
Pourtant, l'investisseur ne devrait pas hésiter à
vendre lorsque ses critères ne sont plus rencontrés
ou que son scénario de base n'est plus respecté.
L'investisseur devrait aussi de fixer une valeur cible pour un
titre basé sur les informations à sa disposition et
les analyses qu'il effectue au moment de l'achat. Cet objectif se
doit d'être réaliste. Il sera ajusté en cours
de route pour tenir compte de nouvelles informations. Lorsque la
cible est atteinte ou dépassée, l'investisseur devrait
alors prendre des profits partiels ou même vendre la totalité
de la position. Cette dernière option s'applique selon-moi
si un titre devient nettement surévalué par rapport
à notre cible ou si notre scénario de base est complètement
altéré.
Certaines circonstances ne doivent pas être prises à
la légère et peuvent engendrer la décision
de vendre un titre :
Le bilan et les états financiers se détériorent;
Changement important et jugé non favorable au niveau
de la haute direction de l'entreprise;
Perte de contrats importants;
Poursuite judiciaire de taille contre la société;
Échéance de brevets;
Revirement espéré qui échoue.
À un tout autre niveau, il y a aussi des raisons de "
marché " qui peuvent requérir des prises de profit
partielles, un rééquilibrage du portefeuille ou une
réallocation sectorielle. À titre d'exemple, tous
les marchés boursiers ont connu en 2008 une année
des plus éprouvantes. Le S&P/TSX et le S&P 500 ont
atteint un creux le 9 mars 2009 et se sont appréciés
de 35% au cours des trois derniers mois. Suite à une hausse
aussi vertigineuse en peu de temps avec une économie mondiale
toujours chancelante, il ne serait pas surprenant d'assister à
un éventuel repli. Ainsi, il peut être opportun de
prendre des profits partiels dans certains titres qui se sont appréciés
de façon importante afin d'en racheter suite à une
éventuelle correction.
Un autre exemple est celui de l'investisseur qui avait conservé
des titres de qualité douteuse dans son portefeuille car
ils s'étaient fortement dépréciés lors
du récent crash et qu'il espérait amenuiser les pertes
avec le temps. Avec le récent rebond, il est sans doute temps
de s'en départir définitivement.
L'investisseur se doit aussi de vendre certaines positions ou de
prendre des profits afin de rééquilibrer son portefeuille
lorsque la proportion en actions devient beaucoup trop importante
suite à une forte hausse des marchés.
L'investisseur devrait aussi songer à réduire l'exposition
de son portefeuille à certains secteurs économiques
lorsqu'ils viennent qu'à occuper une part trop importante
du portefeuille. De plus, selon la conjoncture économique,
une réallocation sectorielle favorisant certains secteurs
plutôt que d'autres peut être bénéfique.
Une réflexion sur la pertinence de savoir quand vendre ne
se démode jamais. Que l'on soit dans un marché haussier
ou baissier, tout bon investisseur devrait passer autant de temps
à réfléchir aux décisions de vente qu'aux
décisions d'achat.
Claudine Hébert, CFA
COTE 100
La Lettre financière COTE 100 est
publiée depuis 20 ans. Seule lettre financière francophone
en Amérique du Nord, elle s'adresse aux investisseurs autonomes
qui investissent dans des actions de sociétés nord-américaines.
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