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Magazine Finance | Février
2002
Un dossier de Stéphane Desjardins
Tiré du Magazine Finance Volume 4 , numéro
4,

Retour remarqué RÉA
québécois
Le régime dépargne-actions
(RÉA) fait un retour
remarqué depuis quelques mois. Lemballement
pour les titres à faible capitalisation
en bourse y contribue pleinement.
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Les quatre fonds dinvestissement RÉA en vente au Québec
ont suscité beaucoup dintérêt depuis quelque
temps. Et pour cause! Au cours du trimestre achevé le 31
décembre dernier, pas un na affiché un rendement
inférieur à 22 % (voir tableau), et cela sans tenir
compte de lavantage fiscal quils confèrent.
Malgré la mauvaise réputation qui leur colle à
la peau, héritage de leurs déboires des années
80, des investisseurs se laissent aujourdhui tenter en raison
de la vigueur des titres à faible capitalisation boursière
en période de redémarrage économique.
« Le régime a été créé
au début des années 1980, rappelle Robert Beauregard,
gestionnaire du Fonds dinvestissement RÉA géré
par Natcan pour les filiales de la Banque Nationale. Mais le
fameux crash des entreprises inscrites au RÉA et certains
excès ont laissé un mauvais goût à plusieurs
investisseurs. » M. Beauregard rappelle quen 1986, juste
avant le crash de 1987, 2 milliards de dollars avaient été
récoltés par lentremise de 135 émissions
RÉA. Au nombre des émissions figuraient un centre
commercial multiethnique et une discothèque du centre-ville
de Montréal!
« Depuis 1987, beaucoup de titres RÉA sont restés
sur le carreau, déplore le représentant Maurice Colette,
ex-président de Valeurs mobilières Courvie. Des compagnies
en ont souffert. Pourtant, des titres comme Theratechnologie ou
Amisk dégagent des rendements plus que satisfaisants, même
sils sont généralement boudés par les
investisseurs. »
« Dans les années 1980, les gens achetaient nimporte
quoi, ajoute Philippe Le Blanc, président de COTE 100, qui
offre un fonds commun de titres RÉA. Or, lorsque vous investissez
en bourse, même sil sagit de titres RÉA,
il ne faut pas oublier un principe de base : il faut choisir soigneusement
les titres sur lesquels vous misez. Si un investisseur procède
intelligemment, en diversifiant ses placements dans des sociétés
solides le rendement sera excellent. Et il sera maximisé
par la déduction fiscale. »
M. Colette explique une partie du manque dengouement pour
les titres RÉA par le fait quil y a peu démissions
disponibles chaque année. « Les firmes de courtage
qui font du financement de sociétés à faible
capitalisation se font de plus en plus rares, dit-il. Elles ont
même tendance à disparaître. On a un problème
similaire avec les actions accréditives minières.
Actuellement, on dispose dune dizaine démissions
valables, mais les acheteurs se font discrets. Linformation
ne circule pas. »
Maurice Colette reconnaît que les titres RÉA sont
peut-être moins intéressants à vendre que ceux
des grandes capitalisations. « Je me mets dans la peau dun
représentant en valeurs mobilières, dit-il. Vendre
1 000 actions à 3 $, ce nest pas très intéressant
»
« Contrairement au REER, le RÉA est un véritable
abri fiscal, explique-t-il. Le REER, cest de limpôt
reporté alors que le RÉA est un abri fiscal pur. Sil
entre en compétition avec une série de produits financiers
à avantage fiscal, comme le nouveau Fonds de développement
régional Desjardins, ou les fonds de travailleurs, le RÉA
est néanmoins un des meilleurs. »
Pour dautres, le fameux modèle Québec Inc.
constitue un avantage supplémentaire pour linvestisseur
attiré par les RÉA. Ed Ho, gestionnaire du Fonds RÉA-QSSP
chez Dynamique, affirme ne pas vouloir faire de politique, mais
ne comprend pas pourquoi Bay Street naime pas le modèle
daffaires québécois. « La présence
assez forte dinstitutions comme la Caisse de dépôt
et placement ou le Fonds de Solidarité FTQ constitue un avantage
pour les entreprises dans lesquelles elles investissent, dit-il.
Ces entreprises bénéficient de capitaux supplémentaires
et dune expertise solide en gestion. Cest clair que
pour nombre dentre elles, la Caisse ou le Fonds FTQ ne les
laisseront jamais tomber. Du point de vue de linvestisseur,
cest un avantage certain. »
« Le RÉA est un exemple parfait davantage tangible
quoffre le gouvernement québécois à ses
PME, poursuit-il. Un avantage qui est partagé par linvestisseur
et que je reconnais comme gestionnaire de fonds commun. Je suis
peut-être le seul Torontois qui gère un fonds commun
entièrement composé de titres québécois!
Laction ou le fonds commun?
Faut-il donc acheter soi-même des titres ou miser sur un
fonds commun? Dune part, la diversification milite en faveur
du fonds commun. Mais il y a plus, souligne Robert Beauregard. En
effet, les gestionnaires de fonds ont une carte dans leur jeu que
ne possèdent pas les investisseurs individuels. Pour compenser
le faible nombre démissions admissibles au régime,
ils effectuent régulièrement des placements privés
dans les sociétés admissibles au RÉA. Une technique
qui a été initiée par Ed Ho. « Au lieu
dattendre que le marché me dicte ce que je dois acheter,
je contacte directement les sociétés que je trouve
attrayantes, révèle ce dernier. Les compagnies se
montrent très ouvertes car elles nont pas besoin de
verser une commission de 5 % à 8 % pour lever du capital.
»
De fait, un placement privé est plus facile et plus rapide
à négocier parce quil y a moins dintermédiaires,
estime Patrick Potvin, gestionnaire chez Sipar du Fonds Avix
RÉA.
Chez Natcan, M. Beauregard a investi privément 89 millions
de dollars (M$) depuis quil gère le fonds RÉA
(en novembre 1999). Il considère que ce type de placement
est une bonne façon, pour les compagnies admissibles, de
se financer sans nécessairement faire appel à du capital
de risque ou à des placements privés. « Parfois,
les compagnies publiques deviennent dépendantes des marchés
boursiers, dit-il. Elles sont souvent boudées pour les mauvaises
raisons. Tenez, je faisais, le 13 décembre, un placement
dans Mitec. Ces derniers mois, la remontée en bourse des
titres technos ne sest pas transmise aux petites sociétés
de ce secteur. Pourtant, nous considérons quune société
comme Mitec constitue un excellent placement. » M. Beauregard
cite dautres sociétés dans lesquelles il a investi
cette année, Technologie Ad Opt, Ingenuity ou même
Héroux-Devtek, dans laquelle il a injecté 10 M$ en
août, pour lesquelles il entretient de bons espoirs de rendement.
« Il y a un petit côté social dans ces placements,
poursuit-il. Un peu comme pour les fonds de travailleurs, nous investissons
directement de largent frais dans ces PME. Quand notre fonds
de titres québécois achète 1 000 actions de
Bombardier, ce nest pas de largent neuf pour cette entreprise.
Lorsque jinvestis 4 M$ dans Mitec dans le cadre de mon fonds
RÉA, cest une manière réelle de soutenir
sa croissance. »
Outre les considérations sociales, la mission première
de Robert Beauregard, est de générer du rendement.
« Je ne tiens aucunement compte de la déduction fiscale
qui, pour moi, ne constitue quun argument de vente, dit-il.
Je privilégie les compagnies solides, qui ont un bilan sain.
Nos placements dans des sociétés moins matures ne
doivent aucunement être assimilés à du capital
de risque. Ces compagnies doivent avoir des revenus, des actifs,
des profits. Nous tentons déviter le côté
spéculatif de ces placements. »
Le fonds RÉA de Natcan, qui investit dans une cinquantaine
dentreprises, se distingue des autres par sa structure corporative.
Linvestisseur achète donc une action dune entreprise
et non une part de fonds commun. Cest laction qui est
admissible au régime. « Après la période
obligatoire de trois ans (v. encadré « Comment ça
marche? »), linvestisseur peut transférer cette
action à son REER, son FER ou son Régime dépargne
études et bénéficier une nouvelle fois dun
avantage fiscal », ajoute le gestionnaire.
« Mon objectif premier avec ce fonds est le même quavec
tous les autres fonds que je gère : je mise sur la diversification
et je recherche un rendement intéressant en tenant compte
du risque, explique Patrick Potvin. En parallèle, je maximise
la déduction fiscale. Cela dit je ne fais pas du RÉA
pour faire du RÉA. Je nachète pas systématiquement
tout ce qui est disponible juste pour le plaisir dobtenir
la déduction fiscale.»
Patrick Potvin rappelle que chez Sipar, on gère entre 370
M$ à 380 M$ dactifs répartis entre plusieurs
fonds spécialement consacrés aux petites capitalisations
québécoises. « Ça me permet de très
bien connaître ce secteur et dobtenir un levier financier
intéressant. » De fait, Sipar effectue souvent des
placements jumelés entre plusieurs fonds.
Chez COTE 100, on mise sur la préservation du capital avant
tout. Selon Philippe Le Blanc, un investissement dans les RÉA
devrait sinsérer dans une stratégie plus large.
« Personnellement, joptimise mon REER, jinvestis
ensuite dans les RÉA, pour obtenir une déduction fiscale
à lextérieur de mon REER, et ensuite jinvestis
dans des titres individuels. »
M. Le Blanc reconnaît que ce ne sont pas tous les titres
RÉA qui savèrent attrayants. Ce qui peut constituer
un problème pour les investisseurs qui vendent leurs titres
RÉA avant la fin de la période de détention
obligatoire de trois ans. Ils doivent alors se procurer dautres
titres admissibles au RÉA, appelés « titres
de remplacement. »
« Le danger, cest que vous achetiez une émission
à 10 $ et quil ny ait pas de marché de
revente, poursuit Philippe Le Blanc. Parfois, vous pouvez être
chanceux car il y a des titres de remplacement qui sont plus intéressants
que ceux des premières émissions. »
Que lon parle de titre de remplacement ou de première
émission, M. Le Blanc regarde toujours le bilan : «
Une entreprise attrayante à mes yeux fait de bonnes ventes,
dégage un profit et se cherche du capital pour financer sa
croissance à un prix raisonnable. »
« Le RÉA a sa place dans le paysage financier québécois,
poursuit-il. Le RÉA a soutenu la croissance de nombreuses
sociétés, dont certaines sont aujourdhui des
fleurons de notre économie. Et il y a beaucoup moins de sociétés
problématiques que par le passé qui sont candidates
au RÉA. Celles daujourdhui sont des compagnies
plus solides et plus sérieuses quauparavant. Elles
sont plus matures devant la possibilité de devenir des entreprises
publiques. Dautant plus que les investisseurs sont plus éduqués
et nachètent plus nimporte quoi. Certains titres
RÉA sont de véritables succès, tant en affaires
quen bourse, comme Alimentation Couche-Tard, Van Houtte ou
Quincailleries Richelieu. Ces sociétés auraient probablement
misé sur les marchés publics sans le RÉA, mais
ce régime leur a donné un sérieux coup de pouce.
Et le fait que des fonds institutionnels se soient récemment
intéressés au phénomène des RÉA
donne de la crédibilité à ces titres. »
Le Fonds dinvestissement RÉA Inc. (Natcan)
Lancement : décembre 1992
Ratio des frais de gestion : 2,75 %
Actif : 114,6 M$
Gestionnaire : Robert Beauregard
Investissement minimum : 2 000 $
| |
Rendements au 31 décembre 2001
|
|
Fonds
Dinv. REA
|
Moyenne de
la catégorie
|
TSE 300 (incluant div.)
|
|
1 mois
|
9,94 %
|
2,29 %
|
3,76 %
|
|
3 mois
|
21,56 %
|
12,71 %
|
12,89 %
|
|
6 mois
|
-2,38 %
|
-6,86 %
|
0,19 %
|
|
1 an
|
1,74 %
|
-11,15 %
|
-12,57 %
|
Principaux titres (au 31 décembre)
|
|
Compagnie
|
Proportion du portefeuille
|
|
Héroux-Devtek
|
9,50 %
|
|
A.L. Van Houtte
|
5,90 %
|
|
Groupe ADF
|
4,50 %
|
|
Mitec
|
3,80 %
|
|
Velan
|
3,50 %
|
|
Mazarin
|
3,20 %
|
|
Theratechnologies
|
3,20 %
|
|
Helix Hering Care
|
2,90 %
|
|
Cossette Communication
|
2,60 %
|
Le Fonds COTE 100 REA-Action
Lancement : novembre 1995
Ratio des frais de gestion : 2,78 %
Actif : 14,9 M$
Gestionnaire : Philippe Le Blanc
Investissement minimum : 2 000 $
|
|
Rendements au 31 décembre 2001
|
|
Fonds COTE 100 REA
|
Moyenne de
la catégorie
|
TSE 300 (incluant div.)
|
|
1 mois
|
11,15 %
|
2,29 %
|
3,76 %
|
|
3 mois
|
38,57 %
|
12,71 %
|
12,89 %
|
|
6 mois
|
12,61 %
|
-6,86 %
|
0,19 %
|
|
1 an
|
24,03 %
|
-11,15 %
|
-12,57 %
|
|
Principaux titres (au 31 décembre)
|
|
Compagnie
|
Proportion du portefeuille
|
|
Van Houtte
|
10,80 %
|
|
PanGeo Pharma
|
10,30 %
|
|
Axcan Pharma
|
9,10 %
|
|
Groupe ADF
|
6,60 %
|
|
Câble Satisfaction
|
6,50 %
|
|
Spectra Premium
|
6,30 %
|
|
MAAX
|
5,30 %
|
|
Cognicase
|
5,10 %
|
Le Fonds Avix RÉA
Lancement : décembre 1999
Ratio des frais de gestion : 3,50 %
Actif : 26,6 M$
Gestionnaire : Parick Potvin (Sipar)
Investissement minimum : 500 $
|
|
Rendements au 31 décembre 2001
|
|
Fonds Avix
|
Moyenne de
la catégorie
|
TSE 300 (incluant div.)
|
|
1 mois
|
7,62 %
|
2,29 %
|
3,76 %
|
|
3 mois
|
22,77 %
|
12,71 %
|
12,89 %
|
|
6 mois
|
2,23 %
|
-6,86 %
|
0,19 %
|
|
1 an
|
-0,65 %
|
-11,15 %
|
-12,57 %
|
|
Principaux titres (au 31 décembre)
|
|
Compagnie
|
Proportion du portefeuille
|
|
Prometic Life Sciences
|
8,20 %
|
|
Axcan Pharma
|
5,10 %
|
|
MAAX
|
5,00 %
|
|
Alimentation Couche-Tard
|
4,80 %
|
|
Laboratoires Aeterna
|
3,60 %
|
|
Nexxlink Technologies
|
3,40 %
|
|
Theratechnologies
|
3,40 %
|
|
Labopharm
|
3,10 %
|
Le Fonds REA Dynamique
Lancement : décembre 1999
Ratio des frais de gestion : 2,92 %
Actif : 50,9 M$
Gestionnaire : Ed Ho
Investissement minimum : 2 000 $
|
|
Rendements au 31 décembre 2001
|
|
Fonds Dynamique
|
Moyenne de
la catégorie
|
TSE 300 (incluant div.)
|
|
1 mois
|
14,56 %
|
2,29 %
|
3,76 %
|
|
3 mois
|
33,63 %
|
12,71 %
|
12,89 %
|
|
6 mois
|
15,33 %
|
-6,86 %
|
0,19 %
|
|
1 an
|
13,37 %
|
-11,15 %
|
-12,57 %
|
|
Principaux titres (au 31 décembre)
|
|
Compagnie
|
Proportion du portefeuille
|
|
PanGeo Pharma
|
14,40 %
|
|
Van Houtte
|
6,50 %
|
|
Axcan Pharma
|
6,40 %
|
|
Prometic Life Sciences
|
6,20 %
|
|
Héroux-Devtek
|
5,40 %
|
|
Conjuchem
|
4.80%
|
|
NSI Communications
|
4,20 %
|
|
Theratechnologies
|
3,70 %
|
|
Nexia Biotechnologies
|
3,40 %
|
|
Corporation Haemacure
|
2,30 %
|
Source : Globefund.com
Comment ça marche?
Pour les sociétés admissibles :
Les sociétés admissibles au RÉA doivent avoir
leur siège social au Québec, compter au moins cinq
employés depuis deux ans et détenir des actifs dau
moins 2 M$ et dau plus 350 M$.
Pour les investisseurs :
Linvestisseur doit acheter un titre RÉA au moment
où il est émis sur le marché. Les titres de
remplacement ne donnent pas droit à la déduction fiscale.
Linvestisseur doit donc surveiller les émissions ou
demander à son conseiller financier de le faire. Chez les
sociétés de fonds communs, cet aspect est pris en
charge par le gestionnaire. La déduction sapplique
à la déclaration dimpôt du Québec
seulement, jusquà concurrence de 10 % du revenu net,
après exemption de gain en capital et certaines prestations
sociales (telles les prestations de la CSST ou les indemnités
de la SAAQ). Selon les émissions, la déduction compte
pour 50 % à 150 % des sommes investies dans un titre RÉA
(selon la taille de la corporation, calculée à partir
de lavoir net et de lactif). La déduction de
150 % sapplique entre autres à une société
RÉA à capital de risque à vocation régionale.
Pour les fonds communs RÉA disponibles sur le marché,
la déduction varie entre 20 % et 30 %. Pour plus dinformations,
consulter le « Guide du relevé 7 : Placements dans
un régime dinvestissement », disponible sur Internet
: www.revenu.gouv.qc.ca/fr/formulaires/rl/rl-7_g.asp

Linvestisseur doit détenir le titre initial ou la
part de fonds commun durant trois 31 décembres consécutifs.
Une vente avant cette échéance entraîne le remboursement
de la déduction. Il est aussi possible dacheter des
titres de remplacement pour maintenir son inventaire de titres RÉA,
avant le 31 décembre.
Signalons que les fonds communs RÉA effectuent plusieurs
émissions par année, pour lesquelles il nest
souvent possible de souscrire que durant des périodes restreintes.
Les titres RÉA disponibles
Les courtiers en valeurs mobilières qui vendent des titres
RÉA possèdent la liste des titres admissibles.
La liste des titres RÉA de remplacement est publiée
chaque semaine dans le Bulletin de la Commission des valeurs mobilières.
On peut consulter cette liste sur Internet : www.cvmq.com/fr/emetteur/liste_soc.asp
La double déduction REÉR-RÉA
Il est possible de bénéficier dune double déduction
fiscale, soit celle du REÉR et du RÉA pour lannée
fiscale en cours!
La mécanique est fort simple, ont soutenu nos intervenants
: vous achetez des titres ou des parts de fonds communs RÉA
avant le 31 décembre. Il sagit de votre inventaire
initial. Au cours des 60 jours suivants, soit dici le 1er
mars, vous versez vos titres RÉA au sein de votre REÉR
autogéré et bénéficiez ainsi de la déduction
rattachée à votre REÉR (jusquà
18 % de votre revenu brut ou 13 500 $) pour lannée
achevée le 31 décembre. Vous avez ensuite jusquau
31 décembre de lan prochain pour acheter de nouveaux
titres ou parts de fonds communs RÉA et rétablir votre
inventaire initial.
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