Pro's Picks (Choix de l'expert)
Un mini-fonds qui bat les indices dans tous les marchés par Andrew Allentuck

En détenant des titres de croissance moins connus, le fonds COTE 100 EXP a réalisé l'exploit remarquable de mieux faire que le marché boursier non seulement lorsque le marché est favorable, mais également lorsqu'il dégringole. Depuis son lancement en avril 1994, en tant que fonds privilégiant les compagnies canadiennes exportatrices, il a battu le fonds d'actions canadiennes médian dans chacune des périodes se terminant le 31 mars.

Le fonds s'est apprécié de 32,6 % pour l'année terminée le 31 mars, en comparaison avec le gain médian de 18,5 % des fonds d'actions canadiennes. Et durant la baisse récente, il a reculé de seulement 1 % dans le mois se terminant le 31 mars, un quart de la baisse de 3,7 % du fonds médian d'actions canadiennes.

Fondé par l'homme d'affaires montréalais Guy Le Blanc, le fonds promet de rembourser une portion des frais de gestion si les gestionnaires sous-performent l'indice de la Bourse de Toronto TSE 300. Le fonds n'a jamais eu à faire ce remboursement.

Comment les gestionnaires ont-ils réussi cela? Selon le gestionnaire de portefeuille Philippe Le Blanc, le fils de Guy et un membre de l'équipe qui gère le fonds, la performance s'explique par le choix éclectique de titres.

" Nous n'avons pas plus de 30 compagnies en portefeuille et nous avons des participations significatives dans chacune ", dit Philippe Le Blanc. " Nous suivons chacune de très près. Nous les connaissons toutes très bien. "

COTE 100 EXP a une stratégie d'investissement à long terme. Résultat : les détenteurs n'ont pas encore payé un sou en impôts sur les gains en capital.

Actuellement, on retrouve dans le portefeuille :

* Geac Computer Corp. (GAC - TSE, sommet des 52 dernières semaines : 37,50 $; creux: 16 $; coût : 18,71 $; fermeture hier : 37 $) est un intégrateur de systèmes informatiques qui travaille dans les marchés verticaux comme les bibliothèques, l'industrie de la construction et des services financiers. M. Le Blanc a acheté le titre lorsqu'il se transigeait à 12 fois les profits. Les ventes de Geac sont passées de 73,5 millions de dollars en 1990 à une prévision de 370 millions pour l'exercice qui s'est terminé le 30 avril, avec des profits en hausse à 42 millions de dollars par rapport à 4 millions pendant la même période. Cours cible : 45 $.

* Counsel Corp. (CXS - TSE, sommet des 52 dernières semaines : 20,60 $; creux : 9,40 $; coût : 8,36 $; fermeture hier : 18,15 $) est une entreprise située à Toronto qui investit dans des sociétés évoluant dans les soins de la santé aux États-Unis. Le fonds COTE 100 EXP a acheté des actions de Counsel au moment où elle changeait de vocation, passant de société d'investissement immobilière à une société de soins de santé, explique M. Le Blanc. Le titre offre une occasion de profiter du marché nord-américain en croissance pour les services médicaux aux personnes âgées. Cours cible d'ici 12 mois : 25 $.

* Liquidation World (LQW - TSE, sommet des 52 dernières semaines : 24 $; creux : 12,75 $; coût : 14,03 $; fermeture hier : 20,50 $) n'était pas bien connue lorsque le fonds l'a achetée en 1993. À ce moment, les compagnies canadiennes du secteur de la vente au détail étaient ravagées par l'arrivée de Wal-Mart Stores dans leur marché. Liquidation, qui était devenue société ouverte à 5 $, se transigeait à 2,50 $. M. Le Blanc dit qu'il a acheté le titre à partir de son creux et à mesure qu'il s'est apprécié. Les revenus de Liquidation World ont triplé depuis 1993 et les profits par action sont passés de 0,31 $ en 1993 à 1,10 $ en 1996. " Plus il y a de détresse dans le secteur du détail, plus Liquidation World en profite", mentionne M. Le Blanc. Cours cible : 25 $.

* TSB International (TSB - TSE, sommet des 52 dernières semaines : 8,95 $; creux : 5,25 $; coût : 6,22 $; fermeture hier : 5,25 $) se spécialise dans les logiciels et les équipements de gestion des télécommunications. TSB profitera de la déréglementation alors que les grandes sociétés de téléphone entreront dans les marchés déréglementés et auront besoin de nouveaux logiciels de gestion, dit M. Le Blanc. La compagnie a presque 1 $ par action en encaisse, peu de dettes et des marges de profits de 11 %. Le titre se vend actuellement à huit fois les profits de 1996 par rapport à une croissance prévue des profits de 15 à 20 % ou plus. Cours cible : 10 $.

* PFB Corp. (PFB - TSE, sommet des 52 dernières semaines : 4,50 $; creux : 2,30 $; coût : 2,74 $; fermeture hier : 4,30 $) est le fabricant dominant des produits d'isolation en polystyrène pour l'industrie de la construction. Elle prend de l'expansion dans de nouveaux marchés utilisant la mousse de plastique rigide, comme les automobiles. Les profits de PFB ont augmenté à 0,40 $ par action en 1996 alors qu'ils étaient de 0,14 $ l'année précédente. Cette année, PFB devrait réaliser des profits de 0,50 $ par action, selon M. Le Blanc. Cours cible : 5,50 $.

* A.L. Van Houtte (VH - Mtl, sommet des 52 dernières semaines : 32 $; creux :18,70 $; coût : 27,33 $; fermeture hier : 31,90 $) est reconnue pour ses bistrots, mais la plus grande partie de ses ventes et profits provient des services institutionnels de café qui utilisent sa propre marque de café. À travers le Canada, la compagnie contrôle 42 % des services de pause-café dans les bureaux. Elle commence également à pénétrer le marché américain du service de café dans les bureaux. Van Houtte se vend actuellement à 10 fois les fonds autogénérés annuels de 2,68 $ par action, lesquels croissent de 20 % par année. M. Le Blanc perçoit Van Houtte comme étant une aubaine que le marché n'a pas encore bien évaluée. Cours cible : 40 $.

EN CONCLUSION

" Nous investissons dans des compagnies exportatrices de croissance. Les plus petites ont tendance à ne pas être bien connues dans le marché et sont souvent sous-évaluées par rapport aux plus grandes entreprises. Comme nous achetons des sociétés à faible prix qui rencontrent nos critères, comme avoir un bilan solide et être un leader dans leur créneau, nous croyons que notre portefeuille comporte moins de risque que le marché dans son ensemble. Sélectionner attentivement nos titres nous a permis de bien faire peu importe l'humeur du marché. "