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LES PME
L'entreprise de Guy Le Blanc a son
centre nerveux à St-Bruno
COTE 100 : une croissance assise
sur de solides fondations financières
GUY LE BLANC : une carrière bien investie !
Saint-Bruno - Diriger un centre financier et gérer des actifs
de plus de 200 M$ dans un cottage de banlieue, loin du centre-ville
et des courtiers, voilà qui peut paraître intrépide.
C'est pourtant l'approche qu'a privilégiée le président-fondateur
de la firme COTE 100, Guy Le Blanc, il y a quelques années,
lorsqu'il a lancé son entreprise avec une petite équipe
de gestionnaires.
Il faut croire que le feeling de Guy Le Blanc était bon.
COTE 100 connaît une croissance remarquable qui ne se dément
pas : le rendement sur ses investissements tourne autour des 22,3
pour cent.
Guy Le Blanc dirige COTE 100 avec l'aide d'un de ses fils, Philippe,
et d'une petite équipe de spécialistes de la finance.
Il publie depuis bientôt 10 ans une lettre financière
à l'intention des clients investisseurs de la petite firme
indépendante.
A vrai dire, il est aux commandes d'une entreprise qui «
cherche les bons deals » sur les marchés boursiers
et qui analyse les titres en croissance ou qui sont tout simplement
sous-évalués.
COTE 100 dispose d'une banque de données informatisée
sur un nombre incalculable de sociétés inscrites en
bourse.
La formule est simple et efficace : les gestionnaires de COTE 100
achètent quand l'action d'une entreprise-cible est à
son plus bas niveau.
Ils visent ensuite un rendement de 20 pour cent par année!
« Si la valeur de notre placement double sur trois ans, on
aura atteint notre objectif. Mais pour y arriver, nous multiplions
les contacts avec nos partenaires. Nous nous considérons
à la fois comme partenaires et actionnaires de l'entreprise
dans laquelle nous investissons pour nos clients », dit-il.
COTE 100 peut tout aussi bien investir dans une petite société
de meubles tubulaires comme Amisco (5 $ l'action) ou dans une grande
entreprise comme Nike dont le cours de l'action (55 $) pourrait
toucher les 100 $ d'ici l'an 2000, selon les projections des spécialistes
de la firme d'investissement.
« On essaie de profiter des opportunités du marché.
Nous faisons nos acquisitions en nous basant sur notre système
d'évaluation des compagnies boursières, calculé
sur une base de 100.
« Mais une entreprise d'investissement comme
la nôtre se doit d'être disciplinée. Nous pouvons
consacrer une journée entière à monter un dossier
sur une nouvelle entreprise, sans compter les nombreuses rencontres
que nous organisons avec les dirigeants des sociétés
inscrites en bourse », précise Guy Le Blanc.
«Pas de vente sous pression»
«Nous sommes pas des vendeurs à commission et nous
ne faisons pas de ventes sous pression.»
Yvon Laprade
Guy Le Blanc ne s'en cache pas : il est le plus important investisseur
au sein de l'entreprise qu'il dirige. Il a donc intérêt
à ce que ses gestionnaires lui procurent les meilleurs rendements
sur le marché.
« Nous travaillons pour nos clients. Nous gérons des
sommes souvent très élevées. Nous avons des
clients qui nous confient des centaines de milliers de dollars.
Nous gérons des fortunes personnelles.
« Mais nos clients ont appris à nous connaître
et, contrairement à plusieurs grandes firmes de placement,
ils nous sont fidèles. C'est facile à expliquer :
nous avons une vision à long terme dans nos stratégies
de placement. Nous ne promettons pas de rendements spectaculaires.
Nos clients investisseurs en sont conscients », dit-il.
Cette approche rapporte de forts dividendes. En 1995, COTE 100
gérait des actifs de 50 M$; l'an dernier, les gestionnaires
ont atteint le plateau des 100 M$. Cette année, COTE 100
touchera les 200 M$ et l'an prochain, la firme d'investissement
vise les 300 M$.
COTE 100 gère entre autres une partie de la caisse de retraite
des employés de la STCUM. En 1990, la firme d'investissement
a géré 2 M$ pour la caisse de la STCUM. Cette année,
ce montant s'élève à 50 M$.
COTE 100 affiche un tableau reluisant avec ses cinq fonds d'investissement.
Le rendement de ces fonds a dépassé l'indice de référence
TSE 300 dans la majorité des cas, avec des moyennes variant
entre 15,5 pour cent et 28,1 pour cent.
La rapide croissance de COTE 100 pourrait en faire une cible de
choix pour une grande firme de placement. Guy Le Blanc reconnaît
que l'industrie des fonds communs de placement, même s'il
accuse un certain retard au Québec, connaît un essor
considérable à travers le pays.
« Nous ne sommes pas à vendre. Il y a plein de jeunes
dans cette boîte qui en ont pour plusieurs années à
faire des placements », conclut le président qui aura
52 ans au cours des prochains jours.
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